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L'olympique est à la croisée des chemins. Les entraineurs de l'équipe première et de la réserve sont sur le départ ainsi que le président.  Un grand chambardement ? Non, des changements qui vont s'effectuer en douceur. Ce n'est pas dans les habitudes du club de tout casser et briser comme certains le font dès qu'un problème surgit. 

L’Olympique de Saumur va tourner en fin de saison une page de son existence et pas la moindre. Patrice Sauvaget après douze années de bons et loyaux services passées à la tête des troupes saumuroises quitte la scène. Il éprouve certainement le besoin de voir autre chose et de donner une autre orientation à sa carrière sportive. Vers quels cieux va-t-il se diriger ? Actuellement, lui seul le sait et peut le dire. Des tas de bruits circulent quant à sa destination, bien sûr invérifiables aujourd’hui. Connaissant l’homme, il a dû mûrir longuement et sereinement sa décision et ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’il quittera la perle de l’Anjou. Côté joueurs, il est encore trop tôt pour parler de mouvements de troupe. Deux certitudes concernant le club : Le départ de Manuel Gavira et de Thierry Goizet l’entraîneur de la réserve. Manuel Gavira, qui a succédé à Jean Pierre Benoit il y a deux saisons, quitte la présidence pour des raisons professionnelles. Son travail l’emmène actuellement à Stuggart en Allemagne et il ne peut pas par esprit de sérieux être présent comme il le souhaiterait. « Mon bureau est actuellement en Allemagne, prochainement il sera à Paris. Un président se doit d’être proche de son club. J’ai demandé à un vice-président de prendre la relève afin que celle-ci s’effectue en douceur et sans briser la continuité. Sa nomination à la tête de l’Olympique sera entérinée lors de l’assemblée générale du club en juin prochain. » Autre certitude, Thierry Goizet va cesser ses fonctions d’entraîneur de la réserve à la fin de la saison. Son contrat à la tête de l’équipe n’étant pas renouvelé. Son remplaçant n’est pas un inconnu des sportifs saumurois ni des supporters puisqu’il s’agit de Julien Chevallier qui connaît très bien tous les rouages de la maison.

Thierry Goizet vers Saint Hilaire Vihiers.

« J’ai appris il y a un mois que mon contrat avec le club ne serait pas renouvelé, je me suis donc tourné vers un club que je connais bien pour y avoir joué lors de mes débuts. Le président du club qui évolue en promotion d’honneur m’avait déjà contacté et fait une offre intéressante et un projet sportif bien précis. J’ai donc donné mon accord. Je pars mais ne suis ni déçu ni amer. J’ai passé sept années à l’Olympique où j’ai vécu des choses intenses avec bien sûr des hauts et des bas. C’est la roue qui tourne et je n’en veux à personne. Je quitte l’Olympique l’esprit serein ne me faisant aucune inquiétude pour le club. Je ne retiendrais que les bons souvenirs. Mon seul regret sera certainement cette saison. L’équipe avait le potentiel pour jouer les premiers rôles et probablement la montée. Nous avons manqué de trop de constance, nous avons lâché trop de matchs qui étaient à notre portée pour aller jusqu’au bout de nos ambitions. Je savais très bien qu’en étant une équipe réserve nous étions tributaires de l’équipe fanion. Malgré cela, je reste persuadé que nous avions les moyens de faire un très bon parcours. Il ne faut pas tout mettre sur le compte de la jeunesse des joueurs. Je crois que le groupe a pêché par manque d’ambition et de sérieux de la part de certains. Nous avons dominé certains matchs et je pense que dans l’esprit de certains, c’était arrivé. Je ne veux pas dire qu’ils se sont vus plus beaux que la réalité, ils ont oublié qu’un championnat c’est très long. Ce n’est pas forcément la meilleure équipe qui accède à la division supérieure mais la plus régulière. Je les avais avertis ou plutôt on les avait avertis et ce n’est qu’à l’issue des matchs qu’ils se sont rendus compte que l’on était dans le vrai. C’est dommage il y avait largement de quoi passer. » Ce sera pour certains une saison pour du beurre... à eux d’en tirer les leçons.

Source : Saumur-kiosque

 
 
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Depuis sa création en 2000, l’Olympique ne cesse de grimper les échelons sportifs (DRH au CFA). Aux portes du National, le club présidé par Manuel Gavira, ne va pas pour autant déroger à son état d’esprit : « Etre ambitieux sans aller trop vite »

« Qui va lentement, va sûrement et qui va sûrement, va loin !», la devise italienne pourrait être celle de l’Olympique de Saumur. Après quatre saisons en CFA2, l’équipe dirigée par Patrice Sauvaget jouxte pour la première fois le monde professionnel. Une performance qui vient récompenser l’effort de ses dirigeants et une politique axée autour de la formation des jeunes. A la mi-saison, Saumur est 11ème, une position qui convient au président Olympien : « L’objectif reste le maintien mais si nous terminons entre la 11e et la 15e place,  nous serons très satisfaits. » L’OSFC avance sereinement et il apprend cette année dans ce groupe D relevé de CFA. Manuel Gavira n’est pas du genre à s’emballer : « Si nous voulons nous donner les moyens de nos ambitions, nous devons d’abord acquérir de l’expérience ».

S'installer en CFA.

Progressivement, l’Olympique veut d’abord s’installer durablement dans ce championnat avant d’espérer aller plus haut. En National, le promu Le Poiré sur Vie a connu deux montées consécutives (CFA 2010, National 2011). Un parcours que ne jalouse pas M. Gavira : « Certains clubs ont des budgets liés à des régions dynamiques au niveau sportif qui attirent des sponsors plus puissants. Au Poiré, le président est un chef d’entreprise ». Avec un budget de 600 000 euros, l’Olympique veut construire son avenir sans se précipiter. En cas de montée en Nationale, le club pourra compter sur le soutien de nombreux partenaires privés et publics si un nouveau stade doit être construit. Mais M. Gavira se préoccupe en priorité de l’aspect sportif : «  Ce serait une belle performance d’évoluer en CFA pendant 2 ou 3 ans par rapport au budget et à l’effectif ». Un effectif renforcé cet été par la venue de joueurs de l’extérieur (Samuel Delahaye, Les Herbiers et Maxime Tonnel, Reims) et par des jeunes de l’équipe réserve.

Formation.

Depuis ses débuts, l’OSFC mise sur la formation des jeunes, « le travail s’effectue dès les plus jeunes qui côtoient l’expérience des plus anciens. Toutes nos équipes doivent être au plus haut niveau, » affirme le président. L’exigence et l’abnégation demandées par les dirigeants amènent les équipes jeunes à évoluer dans les meilleurs championnats régionaux. Certains font déjà partie intégrante de l’équipe fanion. De ce riche vivier, l’Olympique Saumur en aura bien besoin s’il compte être ambitieux d’ici les prochaines années.



Source : Saumur kiosque